La reprographie pour les nuls

Saviez-vous que la reprographie était le savoir-faire d’origine de Docuworld ?
Ce terme ne vous dit rien ou presque ? Pixie va vous éclairer…

Qu’est-ce que la reprographie ?

La reprographie est le terme technique désignant la duplication de tout type de matériel graphique sur un support physique par des moyens autres que la copie de la main.

Au fil du temps, plusieurs technologies ont été utilisées.

Petit tour d’horizon :

Photocopie

Le terme de « photocopie » employé encore de nos jours correspond à une technique fondée sur le principe de la photographie utilisé entre 1950 et 1960 et maintenant abandonnée. La reprographie était opérée par l’intermédiaire d’un négatif que l’on transformait en positif par tirage sur un papier sensible. La copie se faisait par contact entre l’original et le papier sensible, contact qui devait être parfait. L’insolation à travers l’original donne donc une image inversée. Vient ensuite le développement et le fixage pour obtenir la copie. Des machines à rouleaux permettaient une automatisation de ses opérations.

D’autres techniques viendront ensuite comme la photocopie par activation-stabilisation et par diffusion transfert.

Diazocopie ou Heliographie

Ce principe est la copie d’un document par rayonnement. Deux types de papier peuvent être utilisés, soit un papier traité, c’est alors de la thermocopie, de la diazocopie ou de la photocopie, soit un papier ordinaire, on parle alors d’électrocopie au sélénium ou de xérographie.

Le papier calque, support par définition des dessins techniques, a pour ancêtre le papier huilé découvert au 15ème siècle par des peintres. Il offrait la particularité de pouvoir copier par transparence.

Donc les travaux originaux établis sur un calque translucide vont être copiés en utilisant la lumière et un papier récepteur, le papier héliographique. Ce papier aussi appelé « ozalid » (marque, devenu un terme générique) est sensible à la lumière grâce aux composés diazoïques qui le composent.

L’opération va consister à exposer aux rayons ultraviolets le papier au travers du calque. Les parties protégées par les traits opaques du dessin conservent intacte la couche de diazoïque. Ensuite vient le développement par l’action d’un révélateur en poudre, ou avec le gaz d’ammoniac. Ce procédé relativement bon marché était toujours employé jusque dans les années 2000.

diazographiediazo

Electrocopie ou reproduction à sec

Ce procédé de reproduction se fonde sur l’électrostatique. Certains corps, comme le sélénium ou l’oxyde de zinc, ont le pouvoir de retenir une charge électrique dans l’obscurité, charge détruite à la lumière. La surface sensible est chargée d’électricité par l’intermédiaire de conducteurs électriques portés à une très haute tension. En projetant sur cette surface l’image de l’original à reproduire, la lumière neutralise les parties éclairées, les parties non insolées conservent leur charge. Ces parties chargées sont transférées par contact sur une feuille de papier ordinaire. Cette surface reçoit un dépôt de poudre – toner – qui se fixe sur les parties chargées qui correspondent aux parties sombres de l’original.

Une cuisson dans un four permet de fixer la poudre. Les premiers procédés d’électrocopie utilisaient un papier sensible à l’oxyde de zinc, d’où leur nom. Il n’y avait pas transfert de charges mais le papier était plus coûteux.

La Xerocopie

Ce procédé fut mis au point par l’américain Carlson avant la seconde guerre mondiale. Le tambour en sélénium reçoit la charge électrique en fonction du document à reproduire comme précédemment. L’encre en poudre chargée se dépose sur le tambour pour être ensuite déposée sur la feuille de papier.
La cuisson finalise la reproduction. L’avantage de la xérocopie est de pouvoir utiliser un papier pré-imprimé avec entête ou autre logo.

1er photocopieur couleur helio

Premier photocopieur couleur détenu par Helio Nantes en 1982.

photocopieur 1986

Extraits de Helio, une aventure Impressio’Nantes

L’évolution naturelle de la reprographie, avec l’avènement des technologies numériques, est bien entendu l’impression numérique.

La reproduction de documents se fait de moins en moins depuis un original papier mais depuis des originaux numériques. Malgré tout on conserve le terme de reprographie car il s’agit bien de reproduire un document original !

Les services de reprographie professionnelle sont souvent employés pour la reproduction à grandes échelles des documents graphiques (et en gros volumes) tels que des plans, affiches promotionnelles, catalogues…La technologie et le progrès offrent aujourd’hui un coût de reproduction beaucoup moins cher qu’il ne l’a été.

En règle général, les reprographes ont donc vu migrer leur activité vers celle de l’impression numérique petit format voire même grand format comme c’est le cas pour Docuworld.

À lire ici un article de Graphiline sur le métier de reprographe.

Et juste pour l’anecdote, le correcteur automatique d’orthographe ne reconnaît pas le nom reprographe (qui existe pourtant depuis quelques dizaines d’années…).

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